Les vacances ne sont pas une compétition. Entre le besoin de tout organiser et celui de simplement souffler, il est parfois difficile de s’autoriser à ralentir. Et si, cette année, vous vous accordiez enfin le droit de ne rien faire… sans culpabiliser ?
Chaque année, c’est un peu la même histoire.
Les vacances approchent et, avant même qu’elles ne commencent, elles ressemblent déjà à un projet à gérer. Il faut réserver, organiser, anticiper, préparer les valises, penser aux activités, trouver les bonnes adresses, prévoir les visites, les restaurants, les balades, les journées à la plage… sans oublier de satisfaire tout le monde.
À croire qu’il faudrait rentabiliser chaque journée.
Comme si des vacances réussies se mesuraient au nombre de choses accomplies.
Et si l’on changeait de regard ?
Quand toute l’année est déjà un planning.
Pour beaucoup d’entre nous, l’année est une véritable course contre la montre.
Le réveil sonne trop tôt, les journées s’enchaînent, les rendez-vous s’accumulent, les enfants ont leurs activités, le travail déborde parfois sur la vie personnelle, les courses, les repas, les démarches administratives, les imprévus… La liste semble ne jamais se terminer.
Cette organisation permanente demande une énergie considérable. Elle nourrit souvent une charge mentale importante, parfois sans même que l’on en prenne conscience.
Alors, finalement…
Les vraies vacances, ne seraient-elles pas justement celles où l’on n’a plus besoin de tout planifier ?
Le droit de ne rien prévoir
Pour certaines personnes, cette idée est presque inconfortable.
Ne rien prévoir ? Laisser une journée entière sans programme ? Improviser ?
Cela peut même générer une forme d’anxiété.
Nous avons tellement pris l’habitude d’optimiser notre temps que le vide nous paraît presque suspect.
Pourtant, ne rien prévoir ne signifie pas ne rien vivre. C’est simplement laisser de la place à ce qui ne se programme pas.
- Une promenade improvisée.
- Une sieste plus longue que prévu.
- Un livre commencé sans regarder l’heure.
- Un café qui refroidit parce que l’on contemple simplement le jardin.
- Ou même… une journée en pyjama.
Et, entre nous, personne n’a jamais reçu une médaille pour avoir eu le planning de vacances le mieux rempli.
Notre cerveau aussi a besoin de vacances
Nous vivons dans une société où être occupé est presque devenu une qualité.
Dire « Je n’ai pas une minute » est parfois perçu comme un signe de réussite.
À l’inverse, prendre le temps de ne rien faire peut donner l’impression d’être paresseux ou de perdre son temps.
Pourtant, notre cerveau fonctionne lui aussi par alternance entre activité et récupération.
Les périodes de repos favorisent la récupération mentale, la créativité, la concentration et permettent souvent de diminuer le niveau de stress accumulé tout au long de l’année.
Prendre soin de soi ne passe pas toujours par une nouvelle routine, une activité supplémentaire ou une énième liste de bonnes résolutions.
Parfois, le plus beau cadeau que l’on puisse s’offrir est justement… de ne rien ajouter.
Des vacances qui vous ressemblent
Bien sûr, certaines personnes adorent organiser leurs vacances, découvrir de nouveaux endroits ou multiplier les activités.
Et c’est très bien.
L’objectif n’est pas d’opposer les vacances actives aux vacances reposantes.
L’essentiel est qu’elles correspondent réellement à vos besoins.
Si vous rêvez de parcourir des kilomètres à vélo, faites-le.
Si vous avez envie de visiter des musées, de randonner ou de découvrir une nouvelle région, profitez-en pleinement.
Mais si votre corps et votre esprit vous soufflent qu’ils ont simplement besoin de calme…
Écoutez-les.
Il n’existe pas une bonne façon de passer ses vacances.
Il existe seulement celle qui vous fait du bien.
Et si le repos était un vrai soin ?
Dans mon activité, je rencontre souvent des personnes qui prennent soin de tout le monde… sauf d’elles-mêmes.
Des parents, des aidants, des salariés, des entrepreneurs, des personnes hypersensibles qui portent beaucoup, parfois depuis très longtemps.
Alors lorsque les vacances arrivent, elles continuent souvent sur le même rythme.
Comme si ralentir devait se mériter.
Pourtant, le repos n’est pas une récompense. C’est un besoin.
S’autoriser à souffler, ce n’est pas être moins productif. C’est prendre soin de son équilibre physique, mental et émotionnel.
Et cela aussi fait partie de la santé.
Cet été, donnez-vous la permission :
- de modifier vos plans sans vous justifier.
- de vous offrir une sieste, même en plein après-midi.
- de vous perdre dans un roman sans regarder l’heure.
- de contempler les nuages, le jardin ou simplement le silence.
- de laisser un repas improvisé remplacer le menu parfaitement prévu.
Promis, le canapé ne vous dénoncera pas si vous passez quelques heures avec un bon livre… et la vaisselle survivra probablement jusqu’à ce soir.
Pour conclure
Alors cet été, oubliez un instant les programmes parfaits, les journées millimétrées et la pression de « profiter à tout prix ».
Écoutez plutôt ce dont vous avez réellement besoin.
Si ce besoin est de partir à l’aventure, partez.
Si c’est de partager de précieux moments avec vos proches, savourez-les.
Et si c’est de rester dans un transat avec un roman, un café ou simplement vos pensées… sachez que vous en avez parfaitement le droit.
Après tout, les vacances ne se mesurent pas au nombre d’activités réalisées, mais à la sensation avec laquelle on reprend le chemin du quotidien.
Et si, cette année, votre plus belle destination était tout simplement… le repos ?
Et vous ?
Êtes-vous plutôt du genre à organiser chaque journée de vos vacances, ou aimez-vous vous laisser porter par vos envies du moment ?
Je serais ravie de lire vos réponses en commentaire.
